Oyez, Oyez !

Oyez, Oyez !
Hum hum...brrrum...grrrum... les gens font toujours ça avant de commencer un discours, alors ne dérogeons pas à la règle !

Je disais donc... hum...brrrr...grrrum... BIENVENUE A VOUS, AMIS, PARENTS, CONFRERES ET AUTRES BLOGONAUTES !!!

un peu de silence au fond de la salle, vous serez gentils, merci !
...
test micro... un, deux... un, deux... c'est bon.

Avant le lever de rideau, j'aimerais, si vous me le permettez, vous souhaiter à toutes et à tous un agréable voyage dans les méandres de mon esprit. Pour peu qu'on s'y risque sans trop de préjugés, vous constaterez qu'il y fait bon se promener. De deux choses l'une : si la Raison a pour coutume de vous chatouiller l'oreille, alors elle vous conseillera probablement de rester là où vous avez pied, et bien entendu, il ne me viendra pas à l'idée de vous en blâmer si jamais vous décidez de vous y tenir. Cela dit, je ne saurais que trop vous conseiller de pousser plus loin l'aventure, jusqu'à l'horizon de mon intimité, pour voir ce qui s'y trouve...
Car votre coeur, lui, s'il se veut plus hardi, vous engagera sur des routes, certes plus hasardeuses mais tellement plus enrichissantes, lesquelles, au détour d'un rêve, d'une émotion, d'un souvenir qu'il m'est cher de vous faire partager, finiront toujours, fort heureusement, par vous ramener chez vous, sains et saufs !

Alors tenez-vous-le pour dit ! Ne craignez plus de vous égarer, car comme disait Lao Tseu, "un chemin de mille lieues commence toujours par un premier pas."


Maintenant, place au spectacle !

# Posted on Tuesday, 25 December 2007 at 11:50 AM

Edited on Tuesday, 25 December 2007 at 3:34 PM

Oh Oh Oh !!!

Pour ouvrir le bal, je vous souhaite un JOYEUX NOEL à tous puisque nous sommes le 25 décembre aujourd'hui !

et n'oubliez pas ! "faut aimer les enfants !"

# Posted on Tuesday, 25 December 2007 at 1:53 PM

Edited on Tuesday, 25 December 2007 at 3:06 PM

Pub Chanel n°5

Pub Chanel n°5

Pour tous les férus d'analyse cinématographique, voici mon interprétation personnelle de la pub Chanel n°5 avec Rodrigo Santoro et Nicole Kidman. Je dédie cet article à mon amie Hortense, que j'embrasse très fort.

Vous trouverez la vidéo ici, si vous ne l'avez pas déjà vue.

On commence avec l'image d'ouverture.
Déjà plein de choses à dire sur cette image ! Rodrigo se trouve perché sur le C de Chanel comme le serait Pierrot sur la Lune ! Il porte une chemise blanche très aérienne qui accentue encore la ressemblance. Cette position et cette chemise, vont de paire avec les cheveux longs, le livre et les lunettes, autant d'indices qui révèlent le caractère romantique, voire littéraire de la scène. Rodrigo apparaît déjà comme un de ces personnages qu'on ne rencontre que dans les contes. L'ambiance est à la rêverie. Rodrigo recherche désespéremment à travers la lecture l'évasion qui le fera s'envoler loin de ce monde aux couleurs fades, fait de métal et de verre qu'est la ville, allégorie personnifiant ici la triste réalité, dépourvue de magie. D'où le ciel décoloré, terne, presque malade de la première image. Le monde est excédé de réalisme, il suffoque de son envahissement perpétuel, il souffre du manque cruel de rêverie et d'imaginaire.
Le rapprochement en plan serré, à l'image suivante, laisse apercevoir quelques feuilles mortes qui virevoltent esthétiquement, comme pour suggérer que la scène se passe en automne, la saison par excellence des Romantiques. Mais elles sont également là pour renforcer l'idée du dépérissement du monde : l'automne est la saison morte ; la nature, en d'autres termes, ce qui s'oppose à l'artificiel (représenté ici par la ville) s'éteint sous le poids de la réalité, la magie ne parle plus, elle a fait taire sa voix auprès des hommes, trop enclins à considérer la vie sous un angle tristement terre à terre et mécanique.
Quant au plan proprement dit, il semblerait qu'il respecte l'esthétisme du fameux nombre d'or (point ou figure aux proportions parfaites, supposés attirer l'oeil en premier dans un tableau, une peinture, etc). En effet, Rodrigo est placé à environ un quart de l'image.
Les deux plans d'après présentent le gigantisme de la ville, avec ses buildings froids et prétentieux, son brouillard étouffant et nauséabond, ses lumières violentes et agressives (reprises plus loin par les flashs des photographes), auxquelles rien n'échappe ! La ville apparaît alors comme l'allégorie de la vanité des hommes, cette vanité qu'ils ont de croire que tout leur est possible, qu'ils peuvent tout voir, tout contrôler, que tout leur est accessible, qu'il leur suffit de construire une architecture sans âme pour prétendre toucher le ciel.
A l'instant d'après apparaît Nicole Kidman, la princesse de l'histoire. D'ailleurs, sa robe, aux frou-frous ondulants et aux couleurs pastel, est en total décalage avec le monde qui l'entoure, gris et sombre. Elle semble à son tour sortie tout droit d'un rêve qui se meurt. Car Nicole semble perdue. Pire, elle est appeurée ! comme l'est Blanche-Neige dans les bois obscurs, effrayée par les arbres menaçants, par les regards qui fusent de toutes parts, et surtout par ce monde qui se referme sur elle, cet espace de vie dont elle ne veut plus et auquel elle tente par tous les moyens d'échapper. Elle est prisonnière de sa condition, spectatrice de son propre quotidien qui semble diriger sa vie pour elle , sans qu'elle ait son mot à dire.
En bref, elle est en quête de liberté, elle recherche la Porte des Rêves, la même qui conduit un jour Alice au Pays des Merveilles ou Peter Pan à celui de l'Imaginaire. Mais elle ne sait pas où se cacher car la Ville, ce Big Brother, cet oeil géant, épie sans relâche chaque personne, chaque chose qui bouge en ce monde. Elle tente de s'enfuir, c'est pourquoi elle court et prend un taxi.
Et là, heureux hasard ! deux êtres souffrants du même mal-être se rencontrent comme par enchantement, alors que tout espoir semblait définitivement perdu. C'est l'instant du premier regard :
Le monde est malade, il est triste, il pleure (la pluie sur les vitres)... mais ce taxi, dont l'identité est tenue secrète comme pour ne pas briser son caractère saintement providentiel, va les emmener loin de ce monde, vers un ailleurs qu'ils ont tant désiré tous les deux. Nicole, en un mot-sauveur ("Drive !"), a déjà quitté ce monde pour un autre...
A l'image d'après, Nicole a pris la place de Rodrigo sur le C de Chanel, comme pour satisfaire son voeu d'être une autre personne, de vivre une autre vie que la sienne. Et comme par magie, la nature semble renaître ! le ciel s'éclaircit déjà, la ville semble moins menaçante, le brouillard s'efface au profit du scintillement des lumières citadines...
Nicole découvre la "tannière" de ce jeune homme des rues, ce Gavroche à l'esprit rêveur, qui est loin de partager la vie de Château qu'elle-même a connue. Deux références littéraires indispensables me viennent alors à l'esprit pour opérer un parallèle : Aladdin et Le Prince et le Pauvre.
Aladdin d'abord car Rodrigo lui ressemble ici de façon troublante : il est presque dépenaillé, en marcel reflétant sa condition modeste, d'homme sans grande gloire, d'enfant perdu, né orphelin et ayant grandi seul dans ce monde sans pitié. La scène est rigoureusement la même que celle où Jasmine, la fille du Sultan, la Princesse du pays, découvre le triste abri qui sert de "chez soi" au pauvre Aladdin.
Pourtant, Nicole, comme Jasmine, est loin de s'y ennuyer. Elle aspire à une vie plus simple, à vrai dire, rigoureusement celle qu'a le garçon justement, tandis que Rodrigo (Aladdin), de son côté, espère découvrir la fille qui illuminera sa triste vie.
L'autre référence littéraire, Le Prince et le Pauvre de Mark Twain, se remarque dans le fait que la Princesse veut prendre la place du pauvre, comme il est dit dans le conte. Elle veut goûter, ne serait-ce qu'un instant, au sentiment d'être quelqu'un d'autre et à la liberté qui s'ensuit, fuyant de ce fait les responsabilités propres à sa condition initiale.
Puis, le conte de fée éclate enfin en une myriade de feux étincelants, illuminant le firmament comme le feraient les étoiles. Le temps suspend son vol, la nuit s'éternise. C'est l'apothéose des sentiments... Le premier baiser, sur les toits de la ville, au-dessus de ce monde qu'ils ont quitté le temps d'une étreinte, si fugace et pourtant si magique.
La première minute de pub est passée et pour la première fois, la marque apparaît clairement aux yeux du spectateur, pour lui rappeler que tout cet enchantement est dû à Chanel. On voit enfin le mot écrit dans le bon sens, comme pour montrer que maintenant, les choses sont toutes à leur place, la vie de nos deux tourtereaux est enfin à l'endroit. Tout est rentré dans l'ordre, c'est l'équilibre parfait, les amants sont enlacés comme le sont les deux "C" de Chanel.
Le plan d'après montre Rodrigo, qui dans un baiser fougueux, s'attarde sur le cou de Nicole, partie privilégié du corps humain pour accueillir un parfum, rappelant de ce fait que toute cette passion, encore une fois, est née de Chanel.
Mais voilà, les enchantements ont hélas une fin ! Le conte de fée aura duré une nuit...
Car seule la nuit, ce moment hors du monde, où le rêve est roi, pouvait permettre une telle évasion.
Déjà pointe l'aurore, la magie s'evanouit et la réalité reprend ses droits...
L'impresario de Nicole vient pour la chercher et la ramener à sa condition (comme le garde ramène Jasmine au Sultan, son père, après son évasion du château) :
Mais comme Jasmine, Nicole ne souhaite pour rien au monde retourner dans ce monde qu'elle déteste tant ! Elle veut vivre l'instant présent, ne plus laisser les autres diriger sa vie, elle veut rester avec celui qu'elle aime.
l'impresario (vêtu d'un noir monocorde) : "You must be here tomorrow !"
Nicole (les yeux rêveurs) : "I don't care about tomorrow !"
Contrainte de rejoindre sa place, l'heure est à la séparation. Elle se blottit contre son épaule, comme pour retrouver un instant le monde des rêves... en vain !
Rodrigo est à nouveau seul... son chez lui n'est plus comme avant. Il y manque l'essentiel !
Elle, monte à regret les marches couvertes d'un somptueux tapis rouge que d'ordinaire, on ne réserve qu'aux reines.
Elle hésite..., cherche une aide quelconque, un regard ami...
Elle se retourne, comme pour contempler la vie qu'elle a laissée derrière elle, cette nuit là. Puis soudain, elle le voit ! perché sur son toit ( à nouveau, la marque Chanel est en évidence).
Il la regarde lui aussi. Il ne porte plus de lunettes, il ne lit plus de livre. Son conte de fée n'est plus à rechercher, il l'a trouvé ! C'est elle !!!
Et puis, elle lui sourit... c'est la magie retrouvée le temps d'un regard. Elle sait qu'elle pourra à nouveau s'évader avec lui toutes les fois qu'elle le voudra. Car il ne tient qu'à elle de mener la vie qu'elle souhaite. Goûtez une fois à la liberté, et elle ne vous quittera plus jamais !
Cela, il l'a compris aussi. Et son regard dit combien il aime cette fille et combien il saura être patient.
Enfin, elle se retourne et part affronter sa vie, qui se tient droit devant elle, servie par un tapis rouge.
Lui, rêveur et amoureux, dit qu'il n'oubliera jamais "ses baisers, son sourire et... son parfum ! dernier mot de cette gradation, le point d'orgue de l'histoire, le mot de la fin.
Ainsi, le parfum Chanel n°5 est-il la véritable clé pour rejoindre le Pays des Rêves...

# Posted on Wednesday, 26 December 2007 at 2:53 AM

Edited on Tuesday, 03 June 2008 at 2:25 PM

Filles Faciles


Comme ceux qui me connaissent bien le savent déjà, je suis un fan absolu de Jean-Jacques Goldman, dont je joue pratiquement toutes les chansons, que ce soit à la guitare ou au synthé.
J'ai réalisé quelques vidéos sur youtube il y a déjà un petit moment et je vais les reposter dans ce blog pour les fans et pour ajouter un peu de musique à votre visite.

En espérant que ça vous plaira, voici la première vidéo de Goldman que j'ai réalisée au synthé : Filles Faciles.

Bonne écoute ! Si ça peut vous faire aimer Goldman, j'en serais ravi et je n'aurai pas posté pour rien.

# Posted on Wednesday, 26 December 2007 at 4:39 AM

Edited on Friday, 28 December 2007 at 6:59 AM

Bonne Idée

Mon interprétation de Bonne idée, à la guitare.
Le son n'est pas terrible, mais il faut s'en prendre à ma web cam, pas à moi ! ^^
Enjoy it !

# Posted on Wednesday, 26 December 2007 at 4:48 AM

Edited on Friday, 28 December 2007 at 6:59 AM